Je suis un jardin que les papillons fuient par temps de pluie. Leurs ailes mouillées, leurs antennes brouillées les trainent dans des contrées plus sereines. Et pourtant les tempêtes de ma vie sont autant d'éclats que de violence, mais - pauvres créatures- elles s'élancent vers la platitude, chercher la quiétude.
Je suis un jardin où les papillons meurent, où ils suffoquent. Étouffés par les feuilles épaisses et feutrées, par l'air épais et parfumé. Les dernier éclairs l'ont ravagé et ce sont pourtant les papillons craintifs qui les avaient déclenchés. A chaque désertion les tristes fleurs arrachées jonchent un sol de catastrophe dans le silence pesant des dernières gouttes qui tombent dans l'humus.
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