Tu m'aimes ? C'est vrai ? Ce n'est pas un mensonge de ceux que l'on raconte aux enfants recroquevillés les joues brûlantes de larmes et de douleurs Pour eux ou pour nous d'ailleurs. Je ne cesse pas de pleurer ni de trembler.Aux enfants malades, alités et jaunes esquissant de faux sourires pour rassurer mais peut être pour attendrir aussi. Trempée de cette pluie glacée qui corrode jusqu'à mes os. Trempés de sueur et de larmes au fond de leur draps qu'ils ne sentent même plus. J'avance vers toi sans pouvoir bouger paralysée de cet élan enfiévré . 39 a dit le médecin, ils ont besoin de repos. Mais en fait je ris comme une gamine et ce ne sont que les gouttes qui rigolent sur mon visage . Moi aussi d'ailleurs. Et j'en perd le souffle. Tu crois qu'ils vont mourir ? Ils sont tous rouges et convulsés. Et sous ce ciel qui sanglote moi je t'agrippe et je t'aime le sourire aux lèvres et empourprées . Mais non t'inquiète y'a personne. Oui il n'y avait plus personne à côté de ce lit d'hôpital. T'es sûre ? Certaine . Plus un bruit autour d'eux, que les pas des infirmières somnolentes qui résonnent ce boum boum incessant celui de mon cœur qui bat contre le tien . Le Leur ralentissait . engourdis Par le froid de cet orage voluptueux , cette fièvre qui peu à peu les rongeait . Et mes gémissements se perdaient dans tes oreilles. Plus personne pour les entendre . Juste les murs . Les confidents de nos amours imprévues. Puis une ultime plainte , un cri déchirant .
Merci ô reine Alouice pour les couleurs, j aurais rien capté sinon
de rien de rien mon brave ....
dimanche 16 mai 2010
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