Tu m'aimes ? C'est vrai ? Ce n'est pas un mensonge de ceux que l'on raconte aux enfants recroquevillés les joues brûlantes de larmes et de douleurs Pour eux ou pour nous d'ailleurs. Je ne cesse pas de pleurer ni de trembler.Aux enfants malades, alités et jaunes esquissant de faux sourires pour rassurer mais peut être pour attendrir aussi. Trempée de cette pluie glacée qui corrode jusqu'à mes os. Trempés de sueur et de larmes au fond de leur draps qu'ils ne sentent même plus. J'avance vers toi sans pouvoir bouger paralysée de cet élan enfiévré . 39 a dit le médecin, ils ont besoin de repos. Mais en fait je ris comme une gamine et ce ne sont que les gouttes qui rigolent sur mon visage . Moi aussi d'ailleurs. Et j'en perd le souffle. Tu crois qu'ils vont mourir ? Ils sont tous rouges et convulsés. Et sous ce ciel qui sanglote moi je t'agrippe et je t'aime le sourire aux lèvres et empourprées . Mais non t'inquiète y'a personne. Oui il n'y avait plus personne à côté de ce lit d'hôpital. T'es sûre ? Certaine . Plus un bruit autour d'eux, que les pas des infirmières somnolentes qui résonnent ce boum boum incessant celui de mon cœur qui bat contre le tien . Le Leur ralentissait . engourdis Par le froid de cet orage voluptueux , cette fièvre qui peu à peu les rongeait . Et mes gémissements se perdaient dans tes oreilles. Plus personne pour les entendre . Juste les murs . Les confidents de nos amours imprévues. Puis une ultime plainte , un cri déchirant .
Merci ô reine Alouice pour les couleurs, j aurais rien capté sinon
de rien de rien mon brave ....
dimanche 16 mai 2010
mercredi 24 mars 2010
c'est le printemps
C'est le printemps. Une insupportable langueur m'envahit. Je somnole, cherche un coin d'ombre pour me cacher des rayons du soleil. Arrivent de temps à autres des temps lourds, une chaleur épuisante et des vêtements trempés d'eau ou peut être de sueur. effervescence du printemps. Pas vraiment. Énervements frénétiques.... connards de moustiques. Premier moustiques , car le froid de l hiver n a visiblement pas réussi à tous les décimer. Nos nez rouges ne servent à rien.
dimanche 14 mars 2010
l ange aux ailes bleues de cendres ferait-il son come back ?
Et voilà qu'à présent, tout me revient en mémoire. Pourtant j'avais pris soin d'enfouir cela au plus profond de mon être, sous les décombres de l'âme et les blessures à vif du temps qui passe trop vite. Ton rire, ta voix, ce langage musical et la douceur de tes cheveux que je me plaisais à peigner. De cela il ne me reste plus que des souvenirs affadis par le temps et les regrets. Maintenant qu'ils sont renfloués, s'ajoute à eux l'amertume.
Je me demande toujours les motifs de ton action.
Joie mitigée et ternie par l'incertitude, la méfiance et ces raisonnements alambiqués, de ceux qui vous hantent dans votre sommeil.
Que faire de ces fantômes?
Et pourtant, je voudrais croire à cette main presque tendue.
Je me demande toujours les motifs de ton action.
Joie mitigée et ternie par l'incertitude, la méfiance et ces raisonnements alambiqués, de ceux qui vous hantent dans votre sommeil.
Que faire de ces fantômes?
Et pourtant, je voudrais croire à cette main presque tendue.
mercredi 10 mars 2010
et pourtant le sentier promettait d'être gai et sans danger .
Poucette comme un Poucet plutôt petit, semait derrière elle, ce qui lui permettait de se retrouver dans ce monde fait d'ombres et de feuilles mortes. Mais elle ne s'en rendait pas compte. Poucette l'insouciante. Et pourtant sur le long sentier où elle s'égarait -hagarde!- elle semait des amies. Helas, ces graines une fois enfouies dans l'humus ne donnent guère plus de fruits. Ou bien alors des fruits amers. Ou bien encore des fruit transformés par la vermine, en dédale de galeries sans fin.
Poucette pourrait le voir, mais ne se retourne pas et poursuit sa route . Ce n'est que plus tard, lorsqu'elle fera le point, qu'elle prendra conscience de ce qu'elle aura perdu. L'or peut-il donc vous glisser entre les doigt sans que vous le sussiez?
Peut être ne le sait elle pas encore, peut être ne s'en soucie-t-elle même pas encore. Elle passera sa vie dans un vaste grenier poudreux à essayer de réanimer des photographies, alors, plus chères à son cœur que les vivants . Alors perfectionnera une troublante mais pitoyable pantomime de ce qu'aurait pu être sa vie, espérant la poursuivre par ce biais. Vous l'imaginez très bien cette ancienne jeune filles aux yeux verts exorbités par la fatigue et la folie, se mettant en scène dans son propre spectacle de marionnettes. La vie n'émanera plus de la pièce le bois craquelé, des photos ensevelies sous la poussière, et même de Poussette -plus poupée décolorée au soleil que femme. Le temps à jamais figé ne bougera plus que par la force d'une imagination épuisée. Et les relations fictives se mueront en obsession malsaine. Quoique, peut on juger malsain le désir d'être malgré tout entourée de chaleur humaine? Hélas cette chaleur, souffle de vie , aura elle aussi déserté les mieux ternes. Ne flottera plus guère qu'un vague simulacre d'affection.
Les années passeront et ne s'imprimera sur la dépouille de Poussette que le sourire dément de ceux qui ont essayé de se cacher leur solitude.
Poucette pourrait le voir, mais ne se retourne pas et poursuit sa route . Ce n'est que plus tard, lorsqu'elle fera le point, qu'elle prendra conscience de ce qu'elle aura perdu. L'or peut-il donc vous glisser entre les doigt sans que vous le sussiez?
Peut être ne le sait elle pas encore, peut être ne s'en soucie-t-elle même pas encore. Elle passera sa vie dans un vaste grenier poudreux à essayer de réanimer des photographies, alors, plus chères à son cœur que les vivants . Alors perfectionnera une troublante mais pitoyable pantomime de ce qu'aurait pu être sa vie, espérant la poursuivre par ce biais. Vous l'imaginez très bien cette ancienne jeune filles aux yeux verts exorbités par la fatigue et la folie, se mettant en scène dans son propre spectacle de marionnettes. La vie n'émanera plus de la pièce le bois craquelé, des photos ensevelies sous la poussière, et même de Poussette -plus poupée décolorée au soleil que femme. Le temps à jamais figé ne bougera plus que par la force d'une imagination épuisée. Et les relations fictives se mueront en obsession malsaine. Quoique, peut on juger malsain le désir d'être malgré tout entourée de chaleur humaine? Hélas cette chaleur, souffle de vie , aura elle aussi déserté les mieux ternes. Ne flottera plus guère qu'un vague simulacre d'affection.
Les années passeront et ne s'imprimera sur la dépouille de Poussette que le sourire dément de ceux qui ont essayé de se cacher leur solitude.
lundi 8 février 2010
perplexité
Elle attendais devant le bâtiment terne. On lui avait donné l'espoir de travailler mieux qu'au CDI . Alors, après tout, pourquoi pas? Elle jouait des plis de sa robe noire aux reflets pourpres, tortillait une mèche de ses cheveux bouclés, bref : elle passait le temps. L'homme sortit alors et la convia à rentrer. Une vague de chaleur la surprit, tandis qu'elle le suivait dans le profond corridor. elle finit par atterrir dans un drôle de boudoir. Un velours très doux enveloppait les murs de la pièce surchargée de meubles et de miroirs baroques. Un charmant bureau dormait contre un mur à proximité du poêle . M. V en peignoir assortit aux couleurs environnantes profitait d'une cigarette ceinte par un long fourreau d'ivoire. Elle le regardait dans l'ombre claire de la fumée, impressionnée mais légèrement -et elle n'aurait su dire pourquoi - effrayée.
"Je vais dans ma chambre, si je puis vous être utile en quelque façon ...
-hum" .
Elle finit son devoir d'anglais, qui finalement n'était pas si ennuyeux que cela et se dirigea la poignée à tête de lion.
quand elle se réveilla, elle crut d'abord être aveugle. Puis réalisant que le flot des ombres nocturnes inondait la pièce elle se rallongea. Elle se sentait admirablement bien dans ces draps chauds jusqu'à ce qu'elle entendît un soufle, ou plutôt un râle masculin.
Non ? tout de même pas ? Dites moi que ce n est pas vrai ! Pas avec lui . elle renfonça avec violence la tête dans son oreiller et ne put maintenir ses sanglots.
-Ca va ma puce?
-... ... Yann
-oui ?
-ouf... nan rien bonne nuit .
Puis , elle pensa que bordel, il était temps qu'elle en finisse avec la prépa !
"Je vais dans ma chambre, si je puis vous être utile en quelque façon ...
-hum" .
Elle finit son devoir d'anglais, qui finalement n'était pas si ennuyeux que cela et se dirigea la poignée à tête de lion.
quand elle se réveilla, elle crut d'abord être aveugle. Puis réalisant que le flot des ombres nocturnes inondait la pièce elle se rallongea. Elle se sentait admirablement bien dans ces draps chauds jusqu'à ce qu'elle entendît un soufle, ou plutôt un râle masculin.
Non ? tout de même pas ? Dites moi que ce n est pas vrai ! Pas avec lui . elle renfonça avec violence la tête dans son oreiller et ne put maintenir ses sanglots.
-Ca va ma puce?
-... ... Yann
-oui ?
-ouf... nan rien bonne nuit .
Puis , elle pensa que bordel, il était temps qu'elle en finisse avec la prépa !
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