mercredi 21 février 2018

dépendance

      Les seuls mouvements de cette pièces, ne sont pas produits par mon souffle -il s'éteint presque- ni mes yeux -ils fixent l'horloge- ni le reste de mon corps inerte. 
J'existe au son du tic tac incessant. Pourrais-je recommencer à vivre ? Peut-être. Si mon portable vibre et rompt la régularité de cette marche militaire des aiguilles. Si encore, c'est ton nom qui s'affiche. Oui, si par un court laps j'existe à ta mémoire, si tu me consacres vingt secondes, alors j'existerai. Aujourd'hui. 

En attendant? Une sorte de hors temps, de vide. Rien. Ni la foule, ni les rires, ni les soirées ne me sortent de cette torpeur. 

"Je" n'est rien, "je" ne vaut rien, "je" ne fait rien, hors du champ de ton regard.
 

Les larmes, la faim la joie, la soif, d'eau, de vin, de savoir, m'ont quittée. 


Une tension quand la lumière bleue s'allume. Une déception à chaque fois.

lundi 19 février 2018

octosyllabes du soir

Les mots coulent et les larmes fusent,
seule à regarder le plafond,
la Mélancolie se diffuse,
S'étire l’abîme profond ;


Et dans la houle, je refuse
de m'abîmer dans les bas-fonds.
Mais les gouttes m'érodent et m'usent,
Elles me mènent vers le siphon.