J'ai mal tu sais. tout le temps. larmes, tremblement.... instable.
Pourquoi tu vois rien? Pourquoi tu n'entends pas les cris qui déchirent mes lèvres immobiles et mes paupières closes? Je boue la rage m’inonde et me salit à la façon d'un fluide poisseux. De l'intérieur. Je ne peux pas me laver. Je en peux pas m'en débarrasser même en me ponçant la peau pendant des heures. Au mieux je vois mon sang. Par gouttes. Sur ma peau rougie par mes ongles. "coucou toi"
Après la rage, le silence et la vacuité. Quoi, tout ça pour ça ?
Si tu pouvais m'ouvrir tu verrais un épanchement me sang régulier. Pas mon cœur, non juste une plaie ouverte. Décapitée, ouverte et pendante, un bovin à l'abattoir. Sexy, non? ce frissonnement, un corps vivant et pourtant mort. La mort c'est le vide. Je veux ressentir. Je pensais que peut être... avec toi ce serait possible. Je ne tremble même plus. Plus de pluie dans mes yeux nuageux. Ne reste qu'une brume stagnante.
Tic tac tic tac tic tac tic tac... Mon cœur comme une horloge. J'aimerais que puisse exister une horloge parlante pour la mort.
" au quatrième top il vous restera vingt ans trois mois et trente et une seconde"
tic tac tic tac tic tac tic tac.
Compter les heures avant la fin de ce pathétique essai. Être quelqu'un. Est-on vraiment une seule fois dans sa vie... j'en doute.
mercredi 15 janvier 2014
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