vendredi 31 juillet 2020

Tu ne peux pas savoir...

... car tu n'es pas dans ma tête, que ce vide me poursuit et m’empêche de dormir. C'est une tornade qui aspire tout de ma motivation à ma vivacité dans l’œil du cyclone. Je suis jalouse de ce que j'étais, anxieuse de ce que je serai. 

J'ai peur de l'avenir car il mène au néant.
Je hais le présent car il m'échappe. 


 Je regarde ma vie comme un film, assise à cette terrasse où je ne fais rien. J'ai l'air assurément paisible. J'ai. Je devrais m'en satisfaire. 

Je ne vais pas relancer le drapeau bouffé par les mythes du theatrum mundi. Aucune matière n'a été inventée depuis le Moyen Âge.  

La littérature est le seul rempart qui sauve notre esprit. Anonyme, Villon, Ronsard, Agrippa, Corneille, Racine, La Rochefoucauld, Crebillon, les Lumières, Les Romantiques, les Naturalistes, Claude Simon, Proust, Kafka me sauvent. 
Élitisme? Non. N'y figure aucun critique. 
Vacuité ? Oui. Seulement.
Une solution ? Divertissement.