mercredi 24 mars 2010

c'est le printemps

C'est le printemps. Une insupportable langueur m'envahit. Je somnole, cherche un coin d'ombre pour me cacher des rayons du soleil. Arrivent de temps à autres des temps lourds, une chaleur épuisante et des vêtements trempés d'eau ou peut être de sueur. effervescence du printemps. Pas vraiment. Énervements frénétiques.... connards de moustiques. Premier moustiques , car le froid de l hiver n a visiblement pas réussi à tous les décimer. Nos nez rouges ne servent à rien.

dimanche 14 mars 2010

l ange aux ailes bleues de cendres ferait-il son come back ?

Et voilà qu'à présent, tout me revient en mémoire. Pourtant j'avais pris soin d'enfouir cela au plus profond de mon être, sous les décombres de l'âme et les blessures à vif du temps qui passe trop vite. Ton rire, ta voix, ce langage musical et la douceur de tes cheveux que je me plaisais à peigner. De cela il ne me reste plus que des souvenirs affadis par le temps et les regrets. Maintenant qu'ils sont renfloués, s'ajoute à eux l'amertume.
Je me demande toujours les motifs de ton action.
Joie mitigée et ternie par l'incertitude, la méfiance et ces raisonnements alambiqués, de ceux qui vous hantent dans votre sommeil.
Que faire de ces fantômes?
Et pourtant, je voudrais croire à cette main presque tendue.

mercredi 10 mars 2010

et pourtant le sentier promettait d'être gai et sans danger .

Poucette comme un Poucet plutôt petit, semait derrière elle, ce qui lui permettait de se retrouver dans ce monde fait d'ombres et de feuilles mortes. Mais elle ne s'en rendait pas compte. Poucette l'insouciante. Et pourtant sur le long sentier où elle s'égarait -hagarde!- elle semait des amies. Helas, ces graines une fois enfouies dans l'humus ne donnent guère plus de fruits. Ou bien alors des fruits amers. Ou bien encore des fruit transformés par la vermine, en dédale de galeries sans fin.
Poucette pourrait le voir, mais ne se retourne pas et poursuit sa route . Ce n'est que plus tard, lorsqu'elle fera le point, qu'elle prendra conscience de ce qu'elle aura perdu. L'or peut-il donc vous glisser entre les doigt sans que vous le sussiez?
Peut être ne le sait elle pas encore, peut être ne s'en soucie-t-elle  même pas encore. Elle passera sa vie dans un vaste grenier poudreux à essayer de réanimer des photographies, alors, plus chères à son cœur que les vivants . Alors perfectionnera une troublante mais pitoyable pantomime de ce qu'aurait pu être sa vie, espérant la poursuivre par ce biais. Vous l'imaginez très bien cette ancienne jeune filles aux yeux verts exorbités par la fatigue et la folie, se mettant en scène dans son propre spectacle de marionnettes. La vie n'émanera plus de la pièce le bois craquelé, des photos ensevelies sous la poussière, et même de Poussette -plus poupée décolorée au soleil que femme. Le temps à jamais figé ne bougera plus que par la force d'une imagination épuisée. Et les relations fictives se mueront en obsession malsaine. Quoique, peut on juger malsain le désir d'être malgré tout entourée de chaleur humaine? Hélas cette chaleur, souffle de vie , aura elle aussi déserté les mieux ternes. Ne flottera plus guère qu'un vague simulacre d'affection.

Les années passeront et ne s'imprimera sur la dépouille de Poussette que le sourire dément de ceux qui ont essayé de se cacher leur solitude.