Et je me retourne dans mon lit comme si l'autre côté allait m'apporter une réponse. Mais je n'entends que le plein silence de la nuit et le choc de mes pensées qui se supperposent.
Triste constat : je souffre encore d'une douleur sourde qui à la manière d'un mal chronique, me ronge au quotidien. Plus au point d'en mourir. Plus au point d'en crier. J'en oublierais presque sa présence. Il me rend lourde, me fatigue, use ma patience. Et je finis par croire que c'est ma nature, que c'est ainsi que je suis.
Je pense à tes yeux bleux acier. A ton sourire et au mien, celui que j'ai perdu. Bien sûr, personne ne s'en rend compte. Mon masque de comédie joue son rôle. Et la scène de la farce sociale menplaît.
Mais Ce soir, je ne peux même plus mentir. Pas même à moi-même.
Je suis épuisée, je ne trouve pas le sommeil et je ne veux pas y sombrer. Les yeux grand ouverts sur mes faiblesses, je rumine mes mauvais choix.
Et toi ? Penses-tu à moi ? Mon souvenir te grignote-t-il aussi dans le noir ? Ou le jour ? Pendant tes pauses ? Arrives-tu à travailler sans que je ne te revienne en mémoire ? Gardes-tu ce sourire radieux que je t'ai laissé ? Ou revois-tu mon visage rougi, brillant de larmes et de sueur ?
Est-ce que ce sont de bons souvenirs au moins ? Te souviens tu souvent de la douceur de mes mains dans les tiennes ?
Ou alors as-tu effacé mes traces de ta mémoire ?