dimanche 28 septembre 2025

Parce que je me se sens vide et déçue, 
Parce que je suis si petite, ainsi recroquevillée, 
Parce que toutes les petites tâches de l'existence sont devenues insurmontables, 
Parce que l'amour et le soutien ne suffisent pas,
Je meurs ce jour, dans le cadre paisible et silencieux qui m'entoure, malgré l'echo des hurlements de ma détresse. 
Je suis prise au piège, dans cette existence oú tout n'est qu'un mécanisme. 
Tout a commencé par une blessure, une plaie de l'âme : une lame fine qui m'a percée et a laissé s'echapper ma souffrance. Une vraie, metallique, froide, douloureuse la calmera. 
Même mon souffle martèle l'hymne de mes larmes retenues et de celles qui ont pu couler. 
De même sur mon bras, plus épais, plus coloré, plus vivant, plus festif. 
Et le corps s'endort, s'engourdit, retrouve sa sérénité. L'abcès n'était rempli que de sang, je ne me soigne que de la vie. 
La baignoire gluante me protège des assauts du monde : je n'entends plus les mots qui me blessent, ni ne voit les messages perfides. 
Je demeure immobile et raide alors que tout se détend et s'assouplit.