vendredi 3 octobre 2025

Un jour inutile de plus se termine. Une maigre victoire dans un monde qui ne m'apportera plus rien. 
Je vivais suspendue, dans l'attente, l'appréhension. Le fil a été coupé : j'ai heurté la terre. Paralysée, les membres brisés je découvre que finalement c'est le vide qui m'effraie. La boîte de Pandore est ouverte, l'espoir cloîtré. La vacuité enfin libre m'entoure et m'etouffe. Qu'il est long de vivre quand on suffoque.


Tout est si loin a présent. J'entends les balbutiements du monde par ricochet. Un larsen continu. 

Plus de but, plus d'espoir, juste l'etendue de mes regrets pour linceul orné de mes larmes. 

Et le temps n'a plus d'essence. J'ai l'impression qu'il est en suspens. Les lumières laissent la place aux ombres et reviennent. Qu'importe. Je ne dors pas. Je ne vis pas. Je n'attends pas. 
Je subis chaque seconde comme une bouffée d'apathie, un poison lent. Et mes yeux se cernent et mes joues se creusent. 
La fraîcheur a fané. 
Je respire uniquement pour faire plaisir à mes proches . Le masque de sourire est bien vissé, mais chacune de ses vis m'écorchent. 
C'est ma courrone d'épines, ma croix. Une existence dont je ne sais que faire et qui m'encombre. 
Et le sel se mélange au fer ; mes plaies s'infectent, béantes et douloureuses. Peut-être n'aurais-je bientôt plus besoin de regarder le monde. 

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