Ça ne sert à rien de ressasser ; c'est inutile de spéculer ; c'est sans intérêt de tourner en rond ; c'est vain d'espérer pouvoir retracer tes cheminements, te comprendre parfaitement, anticiper ce qui va se passer.
Je n'ai de prise sur rien de tout cela, ne pouvant ni scanner les esprits, ni lire l'avenir -tout juste scander ma faiblesse.
Et malgré le fait que j'ai conscience de la vacuité de ces choses, des pertes de temps innommables qu'elles engendrent (je m'enlise, n'avançant plus. J'écris à peine, ne lis plus... ton fantôme m'occupe toute entière quand tu es absent, ton ombre quand tu es proche. Je t’accueille dans le moindre creux de ma vie.), j'en ai besoin. J'ai déraisonnablement besoin de savoir. Je dois comprendre quand tu me mens sans le vouloir- ou que tu te mens à toi-même... Cela me rassure d'avoir l'impression de toucher au but. Ma légèreté, ma gaité reviennent quand tu me donnes de nouveaux éléments à trier, à disséquer.
C'est absurde. Ça n'a pas de sens. Ça me fait du bien. Ça me détruit.
Est-ce que tu fouilles autant en toi ? As-tu trouvé des pistes? Les brouilles-tu ? Les débrouissailles-tu ?
Il n'y a qu'un pas entre le fou et le sage dit-on. Où est la ligne?
Seule ta chaleur m'apaise.
jeudi 10 mai 2018
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