dimanche 4 mars 2018

"Tu penses quoi toi ? Tu dis rien "

Et pourtant j'aimerais parler. Comprends cette chute de mots ordonnés qui dévalent devant mes yeux et ne franchiront jamais la porte de ma bouche. 
Tout est si clair, dans l'abstrait. 
Je n'y arrive pas. "Essaie de parler quand nous passerons devant l'arbre". "Quand il sera 17h16". Parfois ça ne fonctionne pas. Je me retrouve prisonnière de ma rage ou de mon désarroi. Aide-moi. Mon silence est un appel à l'aide. Tu sais le faire. S'il te plaît, fais-le. 

Parmi mes  peurs les plus profondes, siège celle d'être abandonnée.
Même si je ne te tends pas la mains, prends-moi dans tes bras. Prends-moi. 

Puis le vide. Je ne comprends même pas pourquoi mon corps convulsé pleure et crie. Je me sens extérieure à lui,  quand je l'entends pousser des gémissements dignes d'un animal. C'est dur de bouger autant et de fixer le plafond. Comment peux-tu montrer autant d'émotions et en ressentir si peu ? On est censé être un toi et moi.
Dors, nous sommes fatiguée.



1 commentaire:

Merle a dit…

Wow les deux derniers paragraphes m'ont tellement parlé...
(et je ne te reproche pas d'écrire des trucs tristes mais : T-T)