samedi 16 mai 2009

essai de plume 1)

Il était temps pour elle de lâcher enfin prise. Levant ses yeux de chat vers la fenêtre, elle essaya de prendre une dernière fois ce que les lumière de la ville avaient à offrir, du moins de ce point de vue là. Rassérénée, elle referma son ordinateur portable, pris sa valise et s'en alla.

Paname, je ne te quitte pas j'apprends à mieux te connaître. Je ne voyais que tes dorures clinquantes, ton luxe ostensible, presque outrageant. Je découvre à présent tes ruelles sombres et sales. Lui, je ne voulais pas l'abandonner, tu sais. De toute façon, la surprise passée il n'aura plus besoin de moi.
Et moi de quoi ai-je encore besoin?
Des gouttes tombent d'une pluie tiède d'un paresseux mois de juin. C'est agréable, mes vêtements me collent à la peau, je me sens bien, entourée de douceur. J'ai toujours aimé l'eau de toute façon.

Il faudra bien que je trouve un travail, un nouveau chez moi. Pour l'instant je n'ai rien. C'est peut être, c'est sans doute pour cela que je suis partie. Je veux tout reconstruire de mes mains et ne plus rien devoir à personne. Même s'il faut que pour cela je me brise, me lacère.

Le pas de mes talons résonne, le sentiment de puissance de ceux qui se croient seuls au monde monte en moi jusqu'à ce que j'endente un pas derrière le mien. Je cours, l'autre aussi, on dirait qu'il ou elle me suit. J' ai peur. Je me retourne.
Un homme.
Une homme seul dans la nuit qui pourchasse une jeune fille. Je me retourne encore et tombe dans une flaque d'eau. Il va me rattraper. Je fouille dans mon sac.
Il est là, derrière moi, je le sens. Il se penche et m'agrippe le bras. Son haleine, alcoolisée, fétide emplit mes poumons. Je tremble, je suffoque.
Tout se passe très vite, il va pour me parler, se penche sur moi. Son corps est si lourd si je ne réagi pas maintenant je ne pourrai plus lutter. Je lève le couteau essaie de le lui enfoncer dans la carotide.
D'un geste tranquille il arrête ma main. Je crie, hurle supplie, cela le fait rire.
-tenez mademoiselle vous avez laissé tomber ceci. Je ne savais pas qu'il était si terrifiant de le reprendre.
Il me tendait mon carnet d'adresses

Mais quelle conne je fais .

3 commentaires:

Bourrasque. a dit…

mais t'es tordue!!!!
et lui aussi il est tordu, des mes qui restent calme quand une psychopathe déjantée les prend pour des violeurs et qui ne s'enfuient pas a toutes jambes dans une situation pareille ca n'existe pas !!! sinon c'est pas mal, j'aime bien :)

Anonyme a dit…

J'aime beaucoup.
le debut, doux et mélancolique, la suite genre série Z et la fin, très drôle.
Parfait !

Yaki-imo a dit…

Exellente la chute! XD
C'est bien écrit en plus ^^